Reproduction Naturelle


Le premier stade du développement est la formation d’un embryon . Il s’agit d’une structure microscopique qui se forme et se développe à l’intérieur du corps de la femme.
L’embryon humain est le résultat de la rencontre et de la fusion de deux cellules reproductrices: l’ovocyte produit par l’ovaire de la femme et un spermatozoïde apporté par l’homme au cours du rapport sexuel. La pénétration d’un spermatozoïde dans l’ovocyte, constitue la fécondation. Cette rencontre est l’étape initiale de la formation d’un embryon. Quelques notions d’anatomie de l’appareil génital chez la femme et chez l’homme sont nécessaires pour comprendre le mécanisme de la fécondation.

1. Les organes de la reproduction

  • Chez la femme :
  • Chez la femme, les organes de la reproduction sont les ovaires (aussi appelés gonades), l’utérus avec ses trompes et le vagin. Les cellules reproductrices appelées gamètes féminins ou ovocytes se développent dans les ovaires.
    Il y a deux ovaires, un droit et un gauche. L’ovaire produit des follicules, un par cycle, devenant mature et lorsqu’il se rompt à la surface de l’ovaire provoque l’ovulation.


  • chez l’homme :
  • Nous allons faire le tour des organes mâles , de ce qui se met au travail lors de l’acte sexuel et de la reproduction. C’est une machine complexe, qui comprend un ensemble d’organes coordonnés.
    L’anatomie du système reproducteur de l’homme comprend deux catégories d’organes : les organes génitaux internes et les organes génitaux externes. Le scrotum (bourses) et le pénis, sont les organes externes. Les organes internes sont composés des gonades, ou testicules (qui produisent les hormones et les spermatozoïdes), des glandes annexes (comme la prostate) qui sécrètent des fluides et des substances pour favoriser le mouvement des spermatozoïdes et enfin des conduits pour en assurer le transport.

2. Fonctionnement des organes génitaux féminins


  • La production des gamètes chez la femme, les ovocytes :
  • Chez la femme, les ovaires libèrent des ovocytes (ovule immature) de façon cyclique . De la puberté à la ménopause (autour de 50 ans), tous les 28 jours en moyenne, un des deux ovaires libère un ovocyte : c’est l’ovulation. L’ovocyte progresse alors dans les trompes, où il survit un à deux jours s’il n’est pas fécondé.

    • L'activité cyclique de l'utérus:
    • L’utérus est l’organe creux dans lequel se développe un éventuel embryon. La paroi musculaire de l’utérus, ou myomètre, est tapissée par la muqueuse utérine, ou endomètre.
      Cette muqueuse évolue de façon cyclique :

      • L’endomètre est en partie détruit : ce sont les règles, ou menstruations qui caractérisent le début du cycle.
      • De la fin des règles à 14 jours avant les règles suivantes, l’endomètre se régénère et s’épaissit : des glandes à glycogène (glandes en tubes) se forment et les vaisseaux sanguins deviennent de plus en plus nombreux. C’est la phase prolifératrice .
      • Quelques jours après l’ovulation, l’endomètre atteint son développement maximum. Il renferme alors de très nombreux vaisseaux sanguins ramifiés et présente de très nombreuses glandes à glycogène qui lui donne un aspect de dentelle, appelée « dentelle utérine » . Les glandes se mettent à sécréter du glycogène : l’utérus est alors prêt à recevoir un éventuel embryon (le glycogène servira à sa nutrition au tout début de son développement). C’est la phase sécrétoire.

      Si aucun embryon n’est formé, la muqueuse utérine est détruite : ce sont les règles, qui marquent le début d’un nouveau cycle menstruel.



      Le col de l’utérus sécrète une substance visqueuse, la glaire cervicale, qui subit elle aussi des modifications cycliques. En période de fécondité, les filaments qui la constituent sont lâches, ce qui laisse passer les spermatozoïdes. En dehors de cette période, la glaire présente un maillage très serré, immobilisant les spermatozoïdes et les empêchant ainsi d’atteindre l’utérus et les trompes.

    • L'activité cyclique de l'ovaire:
    • Chez la femme, pendant le développement embryonnaire, des follicules primordiaux se forment dans les ovaires : chaque follicule primordial est constitué d’un ovocyte, entouré de quelques cellules folliculaires. Une fille naît donc avec un stock de follicules primordiaux qui ne se renouvelle pas (400 000 environ).
      Chaque mois de la puberté à la ménopause, quelques follicules primordiaux évoluent : l’ovocyte est alors entouré d’une couche de cellules folliculaires, on les appelle follicules primaires, puis secondaires quand l’ovocyte est entouré de plusieurs couches de cellules folliculaires. Les cellules folliculaires forment la granulosa. La croissance de ces follicules dure 3 cycles.
      Le cycle ovarien, d’une durée moyenne de 28 jours, est composé de deux phases, marquées par des événements différents :

      • Pendant la phase folliculaire (du début du cycle à l’ovulation), quelques follicules secondaires grossissent et une cavité s’y forme, ils deviennent des follicules cavitaires. L’un d’entre eux devient dominant et achève sa croissance, devenant un follicule mûr ou follicule de Graaf caractérisé par la présence d’une très grande cavité et la présence de deux thèques en périphérie. Les autres dégénèrent.
      • 14 jours avant les règles suivantes, le follicule mûr éclate et l’ovocyte, entouré de quelques cellules folliculaires, est alors expulsé vers les trompes : c’est l’ovulation .
      • Pendant la phase lutéale (de l’ovulation à la fin du cycle, d’une durée de 14 jours chez toutes les femmes), le follicule éclaté resté dans l’ovaire se transforme en corps jaune , qui régresse ensuite en fin de cycle.

      Quand le stock d’ovocytes est épuisé, le fonctionnement cyclique de l’ovaire s’arrête : c’est la ménopause

    • Le synchronisme des cycles ovarien et utérin:
    • Une ovariotectomie chez une femme pour raisons médicales est suivie de la disparition de l'activité cyclique de l'utérus : on en déduit donc que l'activité de l'utérus est contrôlée par les ovaires.
      En effet, en phase folliculaire, les cellules folliculaires des follicules cavitaires en croissance sécrètent des œstrogènes dans le sang, qui stimulent la prolifération des cellules de l’endomètre, entraînant son épaississement. En fin de phase folliculaire, l’augmentation du nombre des cellules folliculaires du follicule dominant entraîne une augmentation rapide du taux d’œstrogènes dans le sang, on parle de pic d’œstrogènes.
      En phase lutéale, les cellules du corps jaune produisent de la progestérone en quantité importante et des œstrogènes en quantité plus modérée. La progestérone et les œstrogènes agissent ensemble sur l’endomètre, afin de former la dentelle utérine . En fin de cycle, s’il n’y a pas eu de fécondation, le corps jaune dégénère : cela entraîne la chute des taux sanguins d’hormones ovariennes, ce qui provoque la destruction d’une partie de l’endomètre utérin et donc les règles.



      L’évolution cyclique des follicules ovariens induit une sécrétion cyclique des hormones ovariennes (oestrogènes et progestérone) ce qui induit un comportement cyclique de l'endomètre et de la glaire cervicale .

  • Le contrôle neuroendocrinien de la sécrétion des hormones ovariennes
    • Le contrôle des ovaires par le complexe hypothalamo-hypophysaire:
    • Chez la femme comme chez l’homme, le complexe hypothalamo-hypophysaire sécrète des hormones : la GnRH, une neurohormone hypothalamique et la FSH et la LH, gonadostimulines hypophysaires.



      Des expériences montrent que l’hypophyse sécrète de manière cyclique les 2 gonadostimulines FSH et LH.

      • La FSH : hormone folliculo-stimulante, intervient dans la maturation des follicules cavitaires et donc stimule la sécrétion des oestrogènes.
      • La LH : hormone lutéinisante , déclenche l’ovulation grâce à un pic de sécrétion en fin de phase folliculaire puis provoque la transformation du follicule rompu en corps jaune.

      Comme chez l’homme, ces sécrétions hypophysaires sont pulsatiles mais la fréquence et l’amplitude des pulses ne sont pas constantes au cours du cycle. À l’approche de la période ovulatoire, les pulses deviennent de plus en plus intenses et rapprochés : les taux sanguins de LH et de FSH augmentent alors et on enregistre un pic de sécrétion. Le pic est nommé décharge ovulante car il déclenche l’ovulation.
      L’hypothalamus agit sur l’hypophyse via la gonadolibérine GnRH. Celle-ci, produite par des groupes de neurones de l’hypothalamus, est sécrétée de façon pulsatile dans les vaisseaux sanguins de la tige hypophysaire et atteint directement les cellules sécrétrices de FSH et de LH de l’anté-hypophyse. Là encore, le rythme de sécrétion de GnRH varie nettement au cours du cycle. Il est maximal dans la période pré-ovulatoire.

2. Fonctionnement des organes génitaux masculins


    Alors que la femme possède tout son stock d’ovocytes pour toute sa vie (jusqu’à la ménopause) depuis la naissance, chez l’homme, les spermatozoïdes sont produits dans les tubes séminifères de façon continue, depuis la puberté jusqu’à un âge très avancé.
Il n’y a théoriquement pas d’arrêt total de la formation des spermatozoïdes chez l’homme. C’est la FSH, la même hormone hypophysaire que chez la femme, qui stimule la production des spermatozoïdes.
Les cellules reproductrices ou gamètes masculins sont les spermatozoïdes, produits dans les testicules. Cette production a lieu dans des tubes très fins, les tubes séminifères, dont l’épithélium est constitué de deux types de cellules : les cellules de Sertoli qui ont un rôle nutritif et de soutien et les spermatogonies

Le spermatozoïde est une cellule de forme particulière comportant une tête et un flagelle. La tête contient le noyau cellulaire qui est constitué par l’ADN ainsi qu’une sorte de sac, appelé acrosome, contenant les enzymes nécessaires à la traversée des enveloppes de l’ovocyte lors de la fécondation.
Le flagelle est animé de mouvements qui permettent au spermatozoïde de se déplacer.
Une pièce intermédiaire réunit le flagelle à la tête.
Le spermatozoïde est une cellule très petite : la tête mesure 5µm de longueur et le flagelle 50µm (sachant que 1 µm= 1/1000 de mm)

Schéma du spermatozoïde

La production des androgènes est assurée par les cellules de Leydig (petites cellules situées au niveau des testicules) qui sécrètent principalement la testostérone à partir du cholestérol.
Cette testostérone, une fois synthétisée, quitte rapidement le testicule (qui ne peut en stocker qu'une faible quantité), par un système complexe de tubules, pour atteindre la circulation sanguine.

Les principales fonctions des androgènes se résument comme suit:

  • initiation et maintien de la spermatogénèse
  • développement des caractères sexuels masculins
  • assurer la fonction sexuelle après la puberté (libido).
Tout comme les ovaires, les testicules sont sous le contrôle des hormones FSH et LH qui vont stimuler la spermatogenèse et la synthèse des androgènes. Par contre, ici le fonctionnement n’est pas cyclique mais continu.
De plus, les testicules sont contrôlés par la température. En effet, la position externe des bourses permet de maintenir les testicules à une température d’environ 35° et non de 37° comme le reste du corps. Cette faible température est indispensable à la spermatogenèse et toute élévation thermique peut bloquer celle-ci.

Le contrôle hypophysaire du fonctionnement testiculaire

Les caractéristiques sexuelles secondaires mâles (voix, pilosité, barbe, musculature et organes génitaux) se développent grâce à l’action de la testostérone.
À la puberté, l’hypothalamus stimule l’hypophyse qui déclenche la sécrétion de l’hormone FSH qui stimule la production de cellules sexuelles (spermatozoïdes) et de l’hormone LH qui stimule la production des hormones sexuelles (testostérone).